Passeurs d'Arts ???

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La structure Passeurs d'Arts

Solidarité... Haïti

L'ORCHESTRE DU COEUR HAÏTI
Pour que les enfants parmi les plus démunis puissent faire partie de l'orchestre et soient scolarisés dans la petite école de Port aux Princes, Passeurs d'Arts mobilise les énergies et la solidarité. Après le tremblement de terre, les besoins sont à nouveau criants. Passeurs d'Arts se mobilise.
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Rencontrez Passeurs d'Arts lors du TubaShow le 15 Juin 2010

Finalement, la solution, c'était l'Art...


Ceci est un texte utopique... Que manque t’il ?
Sans doute la reconnaissance d'artistes qui n'ont jamais cessé d’y croire ! Oui, un renouveau est en train de s’opérer... Oui, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que l'Art est socialement l’outil qu’il fallait pour offrir une grande cohésion, à l’école et partout ailleurs, là où il est en inégalité d'accès ou même totalement absent... Oui, le changement se fera avec les artistes les plus engagés, car ce sont eux qui possèdent le savoir faire, qui portent en eux des convictions fortes... Oui, une période économiquement désastreuse est propice à l’épanouissement de l’Art et la Culture, simplement parce que c’est tout ce qui nous reste !
 

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C’était la pleine débâcle ! Quand l’économie mondiale s’écroulait, donnant une justification à la déliquescence de tout... Quand la misère culturelle révélait des artistes de bazar, quand les conservatoires perdaient lors de chaque rentrée de nombreux élèves...

Nous croyions tout savoir en matière musicale et nous avions, sans doute, oublié qu’il fallait transmettre, et cela de la manière la plus ludique qui soit, ne pas avoir peur de changer de méthode, utiliser des pédagogies inventives, afin de remettre de la passion dans le débat artistique.

Longtemps, trop longtemps, la musique fut réservée à une élite... Tellement réservée qu’elle pouvait être triste, tellement sérieuse et contraignante que plus personne ne s’y intéressait.

Puis les orchestres à l’école sont arrivés, ont épanoui des enfants par classes entières, prouvant qu’ils étaient le plus bel outil social que l’on pouvait imaginer. Alors naissaient de nouveaux espoirs, de nouvelles façons de voir et de ressentir la Musique ; la méthode changeait, la manière d’enseigner s’adaptait aux enfants et la notion de plaisir réintégrait les apprentissages. Peu à peu, les défenseurs des vieilles méthodes perdaient leur influence pendant que l’art et le plaisir s’installaient dans les écoles et les collèges.

Alors, dans certains établissements classés “prioritaires”, mais pas seulement, les équipes enseignantes ont vu des groupes entiers d’enfants et d’ados se transformer, s’épanouir, parfois même miraculeusement s’intégrer vraiment à l’école et s’y sentir bien. Cela faisait tellement de bien que c’est à partir de là que l’idée de développer partout ce dispositif est devenu légitime, que son indispensabilité fut reconnue et commençait à justifier les centaines, puis les milliers d’emplois de musiciens qui y intervenaient.

Demain, si rien ne vient perturber le développement logique de ces orchestres au sein de l’éducation nationale, nous pourrons constater que l’utopie musicale aura changé le paysage culturel français : des concerts plus nombreux et remplis d’enfants, des écoles de musique avec à nouveau des files d’attente ; une nouvelle mission, une nouvelle reconnaissance pour les musiciens, une relation forte entre les acteurs de l’éducation et ceux de la culture, du social, de la jeunesse...

Voilà ! C'était donc la solution... Elle était toute simple... Remettre l'art et la culture au cœur de la vie.

    

 

Le travail de l’ombre effectué par les Associations a été considérable. Rapprochez vous de ces militants convaincus et soyez, avec eux, acteurs de changement.

Jean-Claude Decalonne

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